22 avril 2008
marins
Moi, je me laisse dériver, au gré du courant et des vagues que nous créons ensemble. Et tout est calme. Et tout est tranquille. Et je ne vais pas très bien. Le mal de mer. J'ai le coeur qui tangue, au bord des lèvres.
Pourtant, il n'y a pas la moindre houle. Je ne comprends pas trop quelle sorte de marins nous sommes. Tu dois probablement être le capitaine de ma galère. Tu décides et j'en prends plein la gueule de tes embruns de séductrice effarouchée.
En plus, ça laisse des traces sous les yeux, sur les joues et ça fait se moucher.
Je navigue déjà depuis longtemps, j'en ai essuyé des tempêtes. A croire que je n'ai pas compris la leçon et que j'attends que celle-ci explose pour faire demi tour et regagner le port.
Mais pour l'instant, c'est marée basse chez toi, marée haute sous mes paupières. Je suis complètement à l'ouest, tu ne perds pas le nord. Déboussolées?
Oui. Non. Peut-être...
Ce qui est sûr, c'est que si je suis marin, je finirai noyée, le ou la vague à l'âme, avec toi comme joli souvenir à raconter aux sirènes de passage.
Commentaires
c'est magnifique.
combien ils m'ont manqué tes mots.
des mots beaux à faire pleurer.
des mots simples.
une émotion que l'on palpe presque il me semble...
cette fois, c'est moi qui raconte n'importe quoi sur ton blog. lol.
tu écris vraiment bien, c'est tout ce que j'ai à dire de plus ! je suis fan.
tu me laisses...
...sans voix, ou sans doigt pour taper ce que j'aimerais te dire...je crois qu'en fait, ce sont tes mots qui m'ont manqué. Et ce sont ces même mots qui me donnent envie de continuer à écrire. Merci Lau...
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