Barbie Turik

en auto-prescription

29 avril 2008

metro, boulot...eux

Il y a le quai, le métro, puis la foule. De cette marée humaine qui se lève comme la houle, se détachent des regards noirs et insultants, il est devenu si banal d'être indifférent.
Aux oubliés, qui vivent entre 2 stations, certains ne daignent pas prêter attention. Ils ne sont que de vétustes oeuvres d'art, que l'on regarde sans vraiment les voir.

Prostrés, imbibés du mauvais sang du peuple, on les a laissé là tel un lit au garde-meubles. Mais il leur arrive encore d'espérer quand vient la nuit, quand disparaissent enfin les visages gris. A l'instant où les néons ne brillent plus que pour eux, lorsque la lumière ne se reflète plus que dans leurs yeux, ces yeux qui s' embrument de l'ivresse se faufilant dans leur veines avec délicatesse.

Posté par barbieturik à 21:17 - gribouille - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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